The Chair Plays: 3 pièces d’Edward Bond au Lyric Hammersmith

Je vous avais deja parlé d’Edward Bond, ce dramaturge anglais très connu ici, à propos de sa vision très personnel de la fin de vie de Shakespeare et bien le voilà à l’honneur au Lyric d’Hammersmith avec son tryptique The Chairs Plays. (Jusqu’au 26 Mai).

Edward Bond a marqué le theatre anglais par son enjeu politico-poétique. Il y a beaucoup de révoltes dans ces écrits. Il utilise le theatre au langage parlé pour toucher toutes les catégories de spectacteur. Si par ailleurs le traitement de son theatre se veut lyrique, c’est l’imaginaire que Bond veut creer dans l’esprit du spectateur.

Dans Have I none et The Under Room, c’est un malaise sociétaire qu’il veut dénoncer mais en le décalant dans un futur plus ou moins proche.

Have I none se passe dans une autre epoque, une époque ou la liberté a disparu, ou avoir des photos est interdit. Un couple reçoit la visite du soi disant frère de la femme. COmment est ce possible puisqu’elle n’a pas de famille!? Ce visiteur va bouleverser leur quotidien….

Mise en scène simple mais très efficace de Sean Holmes. Le jeu des acteurs nous tient en haleine pendant la petite heure de la pièce. On se demande ce qu’il y a derrière ces murs, que cachent ils tous?
Piece tout a fait suréaliste mais qui ne tombre ni dans l’excès ni dans l’incompréhension.
♥♥♥♥

The Under Room est plus accessible dans son fil dramaturgique mais on tourne en rond!
Un voleur étranger se cache dans le sous sol de l’appartement d’une jeune femme. Elle le séquestre d’abord par peur mais voudra ensuite l’aider à s’enfuir de ce pays au régime totalitaire.

Si l’histoire semble forte et semble amener à une reflexion sur le pouvoir d’un régime, je trouve que les questions et dilemnes se repètent en boucle. Sortira, sortira pas?
C’est Edward Bond lui meme qui a mit en scène son texte, cela se voit. Il n’y a que l’auteur pour avoir une vision si étrange et si intéressante. Je m’explique: le voleur est représenté par un mannequin de chiffons assis sur une chaise. L’actrice donne la réplique à cet homme de mousse alors qu’un comédien , debout, sur le coté , jouera ce mannequin.
Finalement peut etre que Bond veut dire que nous sommes des sortes de mannequins? Manipulés? Mais dans ce cas , n’est ce pas la femme qui manipule ce voleur afin de garder une compagnie? De sortir de sa solitude?
Tant de questions un peu fouillis qui s’entrechoquent dans la tete du spectateur en sortant du Lyric Studio!
♥♥

Je n’ai pas pu voir Chair mais je l’ai lu et c’est très prometteur!
http://www.lyric.co.uk/whats-on/production/the-chair-plays-have-i-none-the-under-room/
Pictures courtesy Marc Brenner

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